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 Sauver les retraites : urgence absolue !

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MessageSujet: Sauver les retraites : urgence absolue !   Ven 27 Oct 2006 - 7:49

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http://jacques.vassieux.free.fr/modules/news/article.php?storyid=114

SAUVER LES RETRAITES
URGENCE ABSOLUE


Gérard OHEIX - Législatives 2007

Un scénario de fin de règne : « Faire croire que tout va bien quand tout s’écroule autour de vous ! » campagne électorale oblige. On ne fait pas baisser la fièvre en cassant le thermomètre ! Se voiler la face et remettre à demain les remèdes ce n’est pas rendre service aux français.
Non ! Nos retraites ne sont pas acquises une fois pour toutes. Mais voulons-nous vraiment le savoir… au risque de ne plus dormir !?

Rappel
Ce ne sont pas les cotisations versées au long de la vie active qui servent à payer les pensions, ce sont les cotisations que versent les actifs au moment où vous prenez vos retraites.

Donc : beaucoup d’actifs bien payés = bonne retraite
Moins d’actifs mal payés = pas de retraite

1980 : 4 salariés pour 1 retraité : « c’était Byzance »
2020 : 1 salarié pour 1 retraité : c’est la fin des retraites.

Un constat terrible !

- Les caisses de l’Etat sont vides :2 000 milliards de dettes (rapport Pebereau).
- Tous les comptes de notre « cher modèle » sont en déficit.
- La mondialisation fait rage : entre 1995 et 2005 le nombre de chômeurs dans le monde a augmenté de 21,90 % (source B.I.T.).
- La hausse de la productivité détruit encore plus d’emplois (exemple : SEB).
- Les chinois et les indiens travaillent 24h sur 24, même le dimanche. L’Asie est devenue l’usine du monde, toute la haute finance s’y précipite.
- L’Europe de l’Est cherche aussi les premières places sur le podium.
- Les allemands travaillent 41h par semaine, l’âge de la retraite passe à 67 ans.

Les français se nourrissent d’illusions

- Nous aurions le meilleur système de protection sociale au monde.
- Mais nous travaillons 35 heures par semaine – et souvent moins.
- Les français partent en retraite les premiers en Europe (à 58,6 ans).
- Nous avons le taux d’activité le plus faible chez les seniors (36,80 % pour les plus de 55 ans).
- Si vous êtes chômeur à 57,5 ans, vous touchez les indemnités de chômage jusqu’à 65 ans, sans travailler.
- La retraite est à 60 ans, mais la loi Fillon incite les actifs à partir dès 57 ans.
- On maintient inégalités et privilèges dans le secteur public, à la charge du secteur privé qui va exploser !

Globalement la « croissance » n’est favorable qu’au CAC 40, au très gros capital, elle crée des inégalités criantes ; plus grave, elle est néfaste au marché du travail, mettant ainsi en danger de mort prochaine notre système de protection sociale par manque de cotisants.

En 1979 dans « la France ridée » Alfred Sauvy écrivait : « un jour viendra où notre système de protection sociale s’écroulera sous le poids des retraites. » Nous y sommes (2010).

La mondialisation est conçue pour les plus forts et les plus riches : banques, multinationales, et élite mondialisée. Ceux qui sont en condition de participer à cette concurrence déréglée vont gagner.

Les plus faibles, le plus grand nombre, sont condamnés.

Le travail n’est plus qu’une variable d’ajustement : alors faire travailler les chinois ou les français ? On choisit le plus profitable : un salarié chinois coûte 50 fois moins cher (exemple : SEB). C’est bien la fin du cotisant français et donc du financement de nos retraites.

Une seule réponse : compter sur nos propres forces : la France.

L’économie mondiale ne pourra pas accueillir les 430 millions de gens qui dans 10 ans vont arriver sur le marché du travail. L’emploi ne trouvera de réponses que dans le développement des marchés locaux et des PME. Ce que condamne la globalisation (source : B.I.T.). Le lien entre croissance mondialisée et emploi est brisé. L’emploi, et donc le financement des retraites, nécessite la coopération de tous les partis politiques et des entreprises. De France, seulement, viendra le salut, ne rêvons pas.

En 2007, les électeurs devront répondre à ces questions cruciales :
    1 – Comment financer l’assurance-vieillesse dont le poids va augmenter de 25 à 30 % dans les années qui viennent (2010) ?
    2 – Comment assurer un revenu stable à ceux qui vivront 25 à 35 ans après leur retraite sans écraser les jeunes moins nombreux ni compromettre les investissements nécessaires ?
    3 – Comment réduire les écarts énormes entre les privilèges du public et les mal lotis du privé ?


En somme comment réformer le scandaleux système français des retraites sans changer le système ?

Il faudrait soit doubler l’impôt sur le revenu d’ici 2020 soit doubler la TVA d’ici 2040.

Ceci reposant sur les actifs moins nombreux, durement soumis au chômage et à la précarité, qui devront supporter le remboursement de la dette (intérêts et capital) que leurs aînés ont laissé filer. C’est à eux de payer la santé et les retraites d’une génération à carrières longues, avec moins d’enfants, qui a connu de bonnes conditions de travail et qui a décidé de partir en retraite avant 60 ans (en moyenne).

Les actifs ne pourront l’accepter. Ce sera la guerre entre générations, c’est tout le système qui va s’effondrer et les retraites avec.

Le plus grave c’est que le système actuel est indéfendable.

Il faudrait supprimer les mots, égalité et fraternité de la devise de la république pour y laisser la liberté… du plus fort ?

Pour un euro de cotisation : (étude de Jacques BICHOT)
    - Une ouvrière modeste qui a élevé 2 enfants touchera 1,04 €.
    - Un employé modeste de la banque de France qui part à 55 ans 2,42 €
    - Un ingénieur terminant une activité libérale percevra à partir de 64 ans 0,84 €.
    - un cadre de la SNCF avec 32 années validées qui part à 55 ans 3,16 €
    - Une infirmière, carrière incomplète 1,83 €
    - Un sous-officier en retraite après 15 ans de service dont 5 en campagne simple jouira à 35 ans de sa pension 4,78 €.


Les avantages dont bénéficient les régimes spéciaux, sont un véritable défi à la morale.
    RATP : 65,3 % des agents partent à la retraite avant 55 ans
    SNCF : 79,9 % des agents partent à la retraite avant 55 ans
    99,6 % des agents partent à la retraite avant 60 ans
    EDF – GDF : 50 % partent à 55 ans
    84 % partent avant 60 ans
    Ceux-ci touchent 3,40 € pour un 1 € cotisé.


Ces régimes sont devenus déficitaires, c’est à la « solidarité nationale » d’éponger les ardoises.

Prévisions :
    ardoise EDF : 52 milliards d’euros
    ardoise RATP : 22 milliards d’euros
    ardoise SNCF : 103 milliards d’euros.


Pour 2006, les contribuables devront payer 2,5 milliards soit un peu moins que le produit de l’Impôt de Solidarité sur la Fortune. Les fonctionnaires (23 % des actifs) assurent à eux seuls 60 % du déficit des retraites, payé par les contribuables.

Surprise : les fonctionnaires répondent (c’est sur leur fiche de paie) que l’Etat verse une « cotisation employeur ». Or, cette cotisation est fictive : l’Etat ne verse les sommes mentionnées à aucun organisme de répartition (Jacques Marseille).

Quelques exemples d’injustices au nom de la solidarité :
    1. EDF : le coût du régime de retraite EDF- GDF est deux fois supérieur à celui du régime général. Selon Mme Karniewicz, présidente de la C.N.A.V. les retraites EDF-GDF ont coûté 48 millions d’euros aux caisses du privé rien que pour 2005. Il faut sauver leurs privilèges ( ?!)
    2. La Banque de France : on n’y touche pas ! Même M. Fillon. Ici on bénéficie d’allocations et « bénévolences » ( ?) qui majorent de 40 % la pension. Après une carrière complète, la pension peut atteindre 105 à 112 % du dernier traitement. Qui dit mieux ?
    3. D’outre-mer : selon A.M. Payet, sénatrice à la Réunion « des indemnités sont versées à certains pensionnés n’ayant jamais travaillé outre-mer. Il suffit d’y avoir une adresse : + 35 % à la réunion, + 40 % à Saint-Pierre et Miquelon,
    + 75 % en Polynésie et Nouvelle Calédonie .
    4. Droit de reversion en cas de décès du conjoint :
    Dans le privé : si le conjoint survivant touche plus de 16.702,32 euros pas de reversion, sauf retraite complémentaire.
    Dans le public : aucune condition de ressources, le conjoint survivant touchera toujours la moitié de la pension du conjoint décédé.


Des solutions ? non ! une révolution

Le PS : rédaction d’un livre blanc par Rocard en 1991 sans suite ! on ne touche pas aux fonctionnaires :chasse gardée ; Projet : abroger la loi Fillon. La crise !!!
L’UMP : avec Fillon quelques concessions exigées du secteur public mais on ne touchera pas aux régimes spéciaux. La solution (…) est reportée en 2009, encore reportée…

UMP et PS : cyniques, inconscients ou démagogues ?


Nos réponses :

Sauver nos retraites c’est combattre le chômage pour en réduire le coût et augmenter le nombre de cotisants. Nous l’avons compris

1 - 60 ans : âge de retraite effective pour tous les personnels sauf ceux du ministère de la défense à vocation combattante. Mesure immédiate ! fini les pré-retraites abusives et coûteuses !

2 - Plan quinquennal pour amener progressivement l’âge de départ de 60 à 65 ans entre 2007 et 2012. Pour nous aligner sur nos voisins allemands, italiens et espagnols.

3 - suppression pure et simple des régimes spéciaux et des privilèges et avantages matériels injustifiés. Donc aligner le secteur public sur le secteur privé au nom de l’égalité.

4 - Favoriser la multiplication des régimes complémentaires et fonds de pension dans les entreprises pour les inciter à épargner pour investir et financer la participation des salariés à la gestion, à parité avec les actionnaires extérieurs à l’entreprise.

5 - Favoriser l’entrée précoce des jeunes dans le monde du travail
- Réhabiliter le travail et l’apprentissage,
- Augmenter la rémunération des jeunes apprentis,
- L’apprentissage doit se terminer par un contrat de travail,
- Revenir à une véritable sélection lors des examens de fin de cycles (brevet, BEP, bac) en fonction des besoins de l’économie et des compétences et non, du « droit du diplôme ».
- Etablir l’autonomie des universités, financées par des fondations et les entreprises (incitations fiscales) et les droits d’inscription correspondant aux coûts réels : c’est aux usagers et aux entreprises de financer l’enseignement supérieur et les grandes écoles et non à ceux qui n’y ont pas accès (sauf pour les écoles militaires, de police et de pompiers).

6 - Alléger les charges des PME grâce à la T.V.A. sociale
La protection sociale ne doit plus être financée par la production mais par la consommation pour mettre à égalité de concurrence les entreprises françaises et les étrangères.
La charge de la politique sociale sur la production, tue la production.
Chacun sait que l’on délocalise pour éviter les charges qui pèsent sur les entreprises françaises. Elles sont de moins en moins nombreuses à financer nos retraites.
L’emploi et la croissance étant stimulés par cette mesure, le budget social diminue, ceci au bénéfice des entreprises et donc des salariés français.
Oui, c’est une réforme radicale : les caisses de retraite seront ainsi financées par la TVA sociale. Leur gestion restera entre les mains des partenaires sociaux élus : salariés, actionnaires d’un côté, et patrons et administrateurs représentant le capital extérieur, de l’autre, à parité.

Tout cela sans exclure les régimes complémentaires.
Cette mesure doit permettre d’éviter le suicide des entreprises face à la mondialisation.

Aujourd’hui, nous sommes incités à acheter un produit étranger pas cher n’incluant pas le coût de financement de notre protection sociale. Tandis que le produit français est cher car il supporte les cotisations de nos caisses de retraites.
Ainsi nous allégerons le prix de nos produits exportés (HT) et ferons supporter notre solidarité sociale aux produits importés en leur appliquant la TVA sociale.

7 - Refus de maintenir sur le territoire national toute personne étrangère disposant d’un visa touristique de 3 mois qui serait dépourvue d’un contrat de travail. (principe de la carte verte, comme aux USA).

8 - Respecter le refus majoritaire de l’Europe ultra-libérale exprimé le 29 mai 2005, en restaurant les frontières internes de l’Europe, en sortant de l’euro et en redonnant au pouvoir politique sa souveraineté et donc les moyens de définir seul l’intérêt général.


Auteur : Gérard OHEIX
Licencié en droit
DES de sciences politiques
Professeur d’économie.
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